L'UPC & la guerre de décolonisation

Chronologie 1948–1991 établie à partir des publications du CPMC. Chaque étape renvoie directement au document d'archive qui en témoigne.

Affiche commémorative de la Semaine des héros et martyrs nationalistes du CPMC réunissant les figures de l'UPC
Affiche de la « Semaine des héros et martyrs nationalistes » (CPMC, 2025) — à gauche de l'affiche figurent les portraits des dirigeants historiques de l'UPC.

Chronologie du combat

  • 1948

    Naissance de l'UPC

    Fondation d'un mouvement nationaliste exigeant indépendance et réunification du Cameroun. Ernest Ouandié y adhère dès 1948 ; Ruben Um Nyobè en devient secrétaire général. → biographie Ouandié

  • 1952

    La voix portée à l'ONU

    Um Nyobè défend l'indépendance devant la Commission de tutelle des Nations unies à New York. Le combat est mené légalement, par la parole et l'organisation paysanne. → hommage 2025

  • Juillet 1955

    Interdiction de l'UPC

    L'administration coloniale française interdit l'UPC ; ses dirigeants sont traqués, exilés ou tués. UDEFEC et JDC sont également dissoutes. → UM forever

  • 1955 – années 60

    Massacres et répression

    Expéditions punitives, villages rasés, camps de regroupement, torture (BMM, bac en ciment), têtes coupées exposées — récits détaillés dans la publication consacrée aux massacres. → l'article

  • 13 sept. 1958

    Assassinat de Ruben Um Nyobè

    Abattu par l'armée française près de Boumnyébel après localisation de son campement ; cadavre traîné dans la boue, exposé, puis enterré coulé dans un bloc de béton à Éséka. → le récit

  • 1er janv. 1960

    Indépendance proclamée

    Une « fausse indépendance » pour le CPMC : le mouvement populaire a été écarté puis anéanti de la scène politique légale dès 1955. → hommage

  • 2 mars 1960

    Massacre de Yogandima

    Sous la direction de l'armée française, les troupes rasent le bourg et massacrent des milliers de civils (pays Bamiléké). → l'article

  • 3 nov. 1960

    Assassinat de Félix Moumié

    Président de l'UPC depuis l'exil : empoisonné au thallium à Genève par les services secrets français. → l'hommage

  • 15 mars 1966

    Assassinat de Castor Osende Afana

    Dans le maquis de la Boumba Ngoko, au sud-est du pays, près de la frontière congolaise. Premier docteur en économie d'Afrique subsaharienne. → biographie

  • 19 août 1970

    Arrestation d'Ernest Ouandié

    Après neuf ans de résistance intérieure, de trahisons et de replis, il se rend et est arrêté sans résistance, puis jugé par le tribunal militaire. → l'article

  • 15 janv. 1971

    Exécution publique à Bafoussam

    Ernest Ouandié, Gabriel Tabeu (« Wambo le Courant ») et Raphaël Fotsing fusillés place publique. Derniers mots : « Que vive le Cameroun ». → hommage

  • 1991

    Réhabilitation

    Par la loi n° 91/022 du 16 décembre 1991, ces figures de l'histoire du Cameroun sont réhabilitées et proclamées héros nationaux par l'Assemblée nationale. → la mission du CPMC

Pourquoi une « guerre cachée ». Les publications du CPMC soulignent que cette page de l'histoire demeure trop peu enseignée et que la « décolonisation bâclée et sanglante » éclaire nombre des enjeux contemporains du pays. Chaque repère chronologique ci-dessus renvoie aux textes publiés par l'association entre 2016 et 2025.